Articles

HLM : un mot qui résonne encore

Je suis né en 1950. Mes premières années, je les ai passées dans une maisonnette. À Châlons-sur-Marne, c’est drôle tout près du nouveau siège flambant neuf de Nov' Habitat. C’est vrai que notre habitation n’était pas flambant neuve, sans eau courante, sans chauffage, sans confort, les murs étaient humides, les pièces glacées en hiver, suffocantes l’été. Nous n'étions jamais seuls : des voisins à quatre pattes – des rongeurs - partageaient notre quotidien, comme un rappel constant de la misère ordinaire.

Il a fallu attendre 1964 pour que ma famille obtienne enfin un HLM. Un logement simple, modeste, mais qui, pour nous, représentait une révolution : de l’eau au robinet, du chauffage, un toit solide… enfin un endroit ou l’on pouvait espérer vivre un peu mieux. C’est dire ce que ce mot, HLM, résonne en moi. Il renvoie à l’espoir, au soulagement, mais aussi à une époque ou tant de familles survivaient dans des conditions que l’on aurait cru réservées à un autre siècle.

Et pourtant aujourd’hui encore, en 2026 tant de familles vivent dans des situations semblables : logements indignes, précarité extrême, attente interminable pour un toit digne de ce nom. Rien ou presque n’a vraiment changé depuis les années 1950. La pauvreté se transforme, mais elle persiste, implacable. Le mot HLM (habitation à loyer modéré) n’est pas seulement un sigle administratif, c’est l’histoire de millions de vies .

De nos jours le loyer est le plus gros poste de dépenses pour les familles modestes. C’est pourquoi dans notre programme « Ensemble, gagnons à gauche » nous prévoyons la rénovation des logements et la création d’un fond pour les surcharges locatives.

Francis Roy

Logo du siteLoginArticlesAgenda