TotalEnergies : assez de profit sur la crise, nationalisation !

Nationaliser TotalEnergie permettrait d’en finir avec les prix dictés par la spéculation et l’avidité du capital, et de garantir un accès à l’énergie à un prix juste.

Publié le 25 juin 2026

TotalEnergies profite de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du trafic dans le détroit d’Ormuz pour maximiser ses profits. Les actionnaires ont engrangé 6 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre 2026, 65 milliards en 4 ans. Pendant ce temps, tout le monde subit des prix à la pompe insupportables ! La politique du gouvernement entretient cette logique : les chèques énergie financent les profits par la dette publique.

Nationaliser : une nécessité politique, écologique et de souveraineté

Nationaliser TotalEnergies, et Engie, aux cĂ´tĂ©s d’EDF, dans une ambition de service public, c’est prendre le contrĂ´le sur notre avenir Ă©nergĂ©tique. Une proposition de loi (PPL n° 750 rect.) a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e Ă  cette fin au SĂ©nat en 2024 par notre groupe parlementaire. Cela permettrait d’en finir avec les prix dictĂ©s par la spĂ©culation et l’aviditĂ© du capital, et de garantir un accès Ă  l’Ă©nergie Ă  un prix juste, un droit fondamental, pas une marchandise. Pour les autres peuples, Total pourrait substituer des partenariats de coopĂ©ration aux logiques nĂ©ocoloniales actuelles. Pour la planète, cela contribuerait Ă  planifier dĂ©mocratiquement la sortie des Ă©nergies fossiles.

Cette nationalisation doit s’accompagner de pouvoirs démocratiques d’intervention des salariés et populations sur la gestion de Total.

Nationaliser : c’est possible, efficace et finançable

Nous proposons d’indemniser les salariés et autres petits actionnaires au cours du marché, cela représenterait moins de 20 milliards d’euros. Par contre les grands actionnaires se sont déjà bien gavés, pas question de les payer deux fois ! Nous proposons, comme pour EDF en son temps, une indemnisation par des obligations d’Etat sur 30 ans, non-cessibles afin d’éviter la spéculation. Une gestion de l’entreprise selon des critères écologiques et sociaux et une mobilisation des banques publiques permettraient de financer la transition et d’embaucher.

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