Nous vivons une période troublante dans laquelle l’extrême droite fait son lit de plus en plus confortable. La droite s’extrême-droitise et la gauche se droitise. En observateur, je me suis longtemps insurgé dans le confort de mon inaction.
Mon militantisme n’était que superficiel et n’allait pas plus loin que la lecture d’auteurs et d'autrices de gauche. Marx a écrit : « Les philosophes ont seulement interprété différemment le monde, ce qui importe, c’est de le changer ». J’ai alors saisi une occasion de me transformer moi-même, pour ne pas laisser mes colères et mes revendications en jachère indéfiniment. Le PCF est depuis longtemps le parti de gauche qui représente pour moi le peuple en lutte, la tolérance et le regard posé au cœur du genre humain. Je me suis présenté sur la liste de Dominique Vatel pour les municipales, c’est ainsi que mon humble aventure a commencé. J’ai enfin pu exprimer ce qui frémissait en moi, j’ai pu rencontrer des gens qui vivaient animés de convictions inébranlables. Mon adhésion au PCF est devenue une évidence pour pouvoir continuer à vivre cet engagement commun même hors de toutes élections.
« Les grands périls ont cela de beau qu’ils mettent en lumière la fraternité des inconnus » disait Victor Hugo. Cette phrase, dans le contexte mondial actuel est celle qui représente le mieux mon jeune engagement au PCF. / Fabien ADANT