Nous sommes tous d' accord pour dire que ce que l'on met dans notre assiette doit être équilibré, bon mais surtout sain. Notre corps n'est pas fait pour absorber les résidus de produits chimiques. Ce bon sens étant posé nous constatons pourtant qu'il y a danger dans notre alimentation. La conférence nationale des médecins généralistes alerte sur l'utilisation massive des engrais phosphatés (cadmium). Ils voient quatre fois plus de cancers du pancréas (nitrites: cancer colorectal). Tous ces intrants chimiques détruisent notre santé, notre environnement, la biodiversité. Nous pouvons constater par nous-même la diminution du nombre d’oiseaux et d'insectes. Malgré toutes ces évidences nos parlementaires de droite et d'extrême droite ont voté la loi Duplomb qui permet entre autre d'utiliser à nouveau les nicotinoïdes (neurotoxique sur le jeune enfant, tueur d'abeilles), simplifier l'installation d'élevages industriels (comme le méga poulailler de sarry). Dénonçons ce constat : ce système oppressif soutenu par l'État favorise le modèle intensif d' agriculture et d'élevage.
- Multinationales et grande distribution dégradent notre santé. Exemples :
- mise en cause du nutriscore
- 48 milliards par an d'argent public vers l' industrie agro-alimentaire
- réduction de plusieurs millions de 330 à 40 millions de soutien à l'agriculture biologique.
- coût estimé pour la santé 120 milliards.
Pourquoi accepter l'inacceptable?
Nous devons changer notre modèle agricole. 1 agriculteur sur 6 vit en dessous du seuil de pauvreté. Il ne doit pas y avoir de division, d'opposition entre paysans et consommateurs, paysans et protecteurs de l'environnement. Plus de justice sociale commence par une alimentation saine et abordable, un droit fondamental avec un prix juste pour le producteur et abordable pour le client. L'égalité commence dans l'assiette. Amplifions le résultat déjà atteint des 2 millions de signatures contre la loi Duplomb.
Annie Dupuis