Issu d'un milieu modeste, il travailla dès son plus jeune âge dans l'agriculture aux côtés de son père. Dans la capitale, il devint chauffeur de bus et s'engagea très tôt dans le syndicalisme, adhérant à la CGTU en 1924 et devenant l'un des leaders syndicaux du secteur des transports. Son engagement ne s'arrêta pas là : il rejoignit également le Parti Communiste Français en 1927, briguant même un siège aux municipales quelques années plus tard.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entra dans la Résistance dès 1940, organisant des réseaux clandestins et diffusant des tracts antiallemands. Son engagement le mena à changer de région pour échapper à la Gestapo, mais il poursuivit la lutte avec détermination. Il devint un cadre important des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) et joua un rôle clé dans la coordination de la Résistance dans plusieurs départements. Il participa activement aux combats pour la libération de sa ville d'adoption et prit la tête du Comité départemental de Libération.
Quelques mois après la fin de la guerre, il accéda à une fonction prestigieuse en mai 1945, devenant le premier membre du PCF à occuper ce poste dans une ville marquée par l'histoire et par la guerre. Il reçut même des mains d'un général américain les clés d'un lieu emblématique où l'Allemagne nazie avait signé sa capitulation.
Son mandat ne dura que quelques années, et après une campagne électorale particulièrement éprouvante en 1947, il se retira dans sa région natale pour devenir vigneron. Il continua cependant son engagement en soutenant les coopératives viticoles et en restant fidèle à son parti jusqu'à sa mort en 1972.
Aujourd'hui, une rue porte son nom dans la ville qu'il a servie.
Qui est-ce ?
La réponse dans notre prochain numéro !