En mai 2023, le président du Sénat appelait à des finances publiques « mieux gérées ». Difficile d'imaginer alors que cette injonction s'appliquerait... à des fauteuils. Deux sièges et un prototype, facturés 34 000 euros : une dépense à faire pâlir d'effroi les gardiens de l'austérité fiscale.
« On ne peut pas prôner la réduction des dépenses publiques et ne pas se l'appliquer à soi-même », déclarait-il. Mais à voir ces fauteuils d'exception, certaines priorités semblent s'asseoir sur le bon sens. Dans les hautes sphères, tout devient symbole.
Ces fauteuils, au-delà de leur coût exorbitant, racontent quelque chose. On ne peut s'empêcher d'y voir une pointe de sarcasme en disant : « On peut hisser un fessier sur un trône, mais on ne peut pas y mettre un esprit. » Une réflexion qui prend tout son sens à la lumière de ces étranges choix budgétaires. Finalement, au-delà de leur coût astronomique, ces fauteuils illustrent une vérité persistante : le confort reste une valeur sacrée dans les hautes sphères. Peu importe les sacrifices demandés à la population, l'essentiel est d'assurer que le luxe, lui, ne souffre jamais d'austérité.