UNIS POUR FAIRE FACE A LA VIOLENCE ET LA HAINE

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Il n’y a pas de mots pour nommer les attentats odieux qui ont frappé Paris. La France est endeuillée par la violence. C’est l’effroi. Notre solidarité va vers les familles endeuillées.

En ces moments pénibles nous reviennent ces mots de
Louis Aragon : « Certains jours, j’ai rêvé d’une gomme à effacer l’immondice humaine ».

Après l’émotion bien légitime, il faut réagir en gardant notre capacité de discernement.
La meilleure réponse est de ne rien céder face à ceux qui veulent semer les divisions et la peur.
Ne reculons en rien sur nos valeurs de progrès, de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Un piège est tendu par les commanditaires de ces attentats. Eux veulent nous entraîner dans une logique de surenchère guerrière. Eux veulent l’affrontement, l’absurde « choc des civilisations ». Ne tombons pas dans leur piège ! Ne laissons aucune place aux forces qui voudraient nous faire taire, attiser la haine et instrumentaliser cette tragédie. Nous refusons de confondre les auteurs de cette barbarie avec une religion. Ce sont des entrepreneurs de la violence et de l’obscurantisme, comme l’était Anders Breivik qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011 au nom du christianisme et de l’extrême droite.

Sûreté et Liberté

Nous saluons et soutenons l’action des personnels des services publics, des forces de l’ordre, de la santé, des collectivités, de la justice, qui ont démontré une fois encore qu’ils constituent un pilier essentiel de notre République, et qu’il faut leur redonner, à tous, les moyens de mener au mieux leurs missions.

Face à la violence d’attaques multiples, les forces de police, la justice doivent disposer des moyens nécessaires pour réagir avec fermeté et célérité. La sûreté de toutes et de tous doit être une priorité. Mais elle doit être assurée indissociablement de la protection des libertés et des droits fondamentaux qui fondent notre République. Sacrifier une part de liberté serait de fait une victoire pour les terroristes de Daesh.

La protection de toute la population sur notre sol demande avant tout des moyens matériels et humains pour la justice, la police, la sécurité civile, la santé, les services de renseignement et une défense opérationnelle du territoire national. Toutes choses qui, avec l’ensemble des budgets publics, ont été sacrifiées sur l’autel des politiques d’austérité au profit des marchés financiers.

Quelle réponse face à ces entrepreneurs de la violence ?

La stratégie de « guerre contre le terrorisme » chère aux néo-conservateurs ne mène nulle part.
Loin de s’attaquer au problème, elle ne fait que l’amplifier. Chacun sait que le terrorisme intégriste se nourrit des désastres engendrés par les guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie… Il faut avoir le courage de dire que ces interventions militaires occidentales – avec l’OTAN – ont favorisé l’émergence de monstres, déstabilisé des régions entières, facilité la prolifération des criminels et des entrepreneurs de la violence. Pourquoi le Qatar, l’Arabie Saoudite, le gouvernement turc ont soutenu, et pour certains soutiennent encore, le camp du pire en toute impunité ?

Il est temps de commencer à s’attaquer aux racines du terrorisme.
Cela n’a jamais été fait. Pourquoi ? Des intérêts sont en jeu. Comment se fait-il que l’État turc réprime le peuple kurde, provoquant près de 2000 morts dans un silence médiatique assourdissant, alors que les organisations kurdes se battent avec succès contre Daesh ? Comment se fait-il que le pétrole des zones contrôlées par Daesh traverse la frontière turque ? L’organisation terroriste dispose de moyens financiers considérables, avec des armements occidentaux modernes pris en Libye ou en Syrie. L’approvisionnement se poursuit. Cela doit cesser. Il faut assécher le terreau sur lequel grandit l’obscurantisme. Le gouvernement de la France doit changer sa politique extérieure, travailler à la résolution des conflits dans le cadre de l’ONU, et hausser le ton vis-à-vis de ceux qui soutiennent, financent et arment les criminels.

Les élections régionales

Dans ce contexte exceptionnel comment vont se tenir les élections régionales de décembre ? Ce scrutin sera le premier rendez-vous national après le 13 novembre, une participation maximum sera un acte de résistance politique et démocratique à la terreur.

Il est indispensable que des mesures exceptionnelles soient prises pour le pluralisme, l’égalité des listes. Les médias peuvent et doivent y jouer un grand rôle. Il s’agira d’exprimer des choix politiques priorisant la justice, la démocratie réelle, le développement des services publics, s’unir contre la loi de l’argent et l’austérité, la misère sociale et culturelle. Autant de préoccupations que portent les candidats de la liste « Nos vies d’abord » conduite par Patrick Peron. Tout ce qui fera société et remettra l’Humain au cœur fera reculer le désespoir comme la violence.

Thème : Overlay par Kaira.