Tourner le dos à l’austérité, ça marche

En France, les dividendes versés aux actionnaires sont au plus haut, la croissance au plus bas. Les prix augmentent, la précarité se répand et le chômage de masse de mine la société. En clair, les riches toujours plus riches vampirisent les investissements nécessaires à la relance économique, aux défis environnementaux et à la réponse aux besoins sociaux. Pour maintenir ce mode de développement du profit à court terme pour quelques-uns, tous les autres doivent se serrer la ceinture.

L’austérité organise l’asphyxie de notre société. Elle est au menu de la poursuite des « réformes » du gouvernement de M. Macron : retraites à points, attaques contre l’hôpital et la sécurité sociale, recul des aides au logement (APL), suppression de postes dans la fonction publique, etc.

Cette austérité touche tout le monde sauf quelques milliers de très hautes fortunes. Epargnées de l’ISF et bénéficiant du verrou de Bercy qui facilite la triche avec le fisc. Le problème est que cela commence à se voir. Les inégalités se creusent, l’économie reste en berne. La politique austéritaire et injuste, cela ne marche pas.

Certains répètent qu’il n’y aurait plus d’argent en France. D’autres à l’extrême droite disent que s’il y a des problèmes c’est de la faute au voisin ou au réfugié. Tout cela est un piège qui a un objectif : diviser les gens pour inciter à se tromper de colère et faire en sorte qu’ils ne s’interrogent pas sur les logiques d’un capitalisme financier toujours plus destructeur pour les hommes et l’environnement.

Les moyens existent pourtant pour changer la donne et améliorer les conditions de vie. Le PIB de la France a doublé depuis 1998. Les caisses sont pleines mais des moyens gigantesques sont stérilisés par la finance et finissent dans des paradis fiscaux. Il faut s’attaquer à ce fléau et réorienter les richesses, comme le proposent les parlementaires communistes, vers les secteurs utiles de notre société.

En Europe, quelques pays ont tourné le dos à l’austérité. Au Portugal, les salaires et retraites progressent. La croissance repart, le chômage baisse. En Espagne, le pouvoir entend taxer les banques pour financer les retraites. Ils démontrent que l’alternative existe et que d’autres logiques sont possibles.