Projet « Planet A » : Châlons doit devenir exemplaire

Lancé les 28 et 29 juin derniers à Châlons, le projet « Planet A » vise à développer des projets innovants dans le domaine de l’agriculture, à travers notamment un forum international annuel. Une « cité de l’agriculture » accueillera des entreprises innovantes, des lieux de formations bac +3 à bac + 5, ainsi qu’un pôle ludique ouvert au grand public. La section du PCF et les élus communistes de l’agglomération s’investissent dans ce débat pour faire vivre une autre vision de l’agriculture : « ce projet n’aurait aucun sens s’il n’intègre pas pleinement l’urgence de changer de modèle, pour une agriculture durable, savante, respectueuse de l’environnement, créatrice d’emplois, et qui dépende moins du lobbying des multinationales. »

Pour le PCF, Châlons et son agglomération doivent montrer l’exemple avec la mise en place d’une agriculture qui préserve la nature, les sols et la santé publique. C’est tout le sens de la proposition communiste d’une « ceinture verte », 1ère étape cruciale pour les habitants, qui permettrait de valoriser le territoire (avec la création d’un label) et de donner du sens au projet « Planet A ».
L’idée est simple. Il s’agit de mettre en place une « zone tampon » en bordure des zones habitées. Ce serait un espace d’une largeur de 500 m, à minima. Dans cette ceinture verte, des cultures économes en pesticides seraient favorisées (luzerne, légumineuses, etc.). Les cultures nécessitant le plus de produits phytosanitaires seraient exclues (colza par exemple). C’est une démarche de concertation et de négociation qui peut rapidement se réaliser avec les acteurs concernés – agriculteurs et leurs représentants, élus, associations, citoyens. Une « charte de bonne pratique et du respect de l’environnement » pourrait être signée, rendue publique et valorisée.
En parallèle de la mise en place de cette « zone de non traitement », il faudrait encourager le développement de productions maraichères locales, bio si possible. Pour répondre aux besoins de l’agglomération, des habitants et de la restauration collective (écoles, collèges, lycées, restaurants d’entreprises…). Ces « circuits-courts » existent déjà, ils doivent être encouragés. On trouve d’ailleurs les producteurs locaux sur les marchés de Châlons ou Matougues, ou en vente directe sur Saint-Memmie ou Châlons. ■