Mener la contre-attaque sur le terrain social et politique

L’équipe de France de Football a gagné pour la deuxième fois la coupe du monde. Si, comme l’a dit très justement son sélectionneur Didier Deschamps « on a donné aux français quelques moments de bonheur. Je sais que cela ne changera pas leur quotidien », cette victoire, c’est quand même un petit pied de nez au climat ambiant dans le pays.
Ces jeunes joueurs, pour la plupart issus des quartiers populaires, de parents immigrés, montrent une belle image de la France, bien différente des discours anti-migrants et du chacun pour soi qui font tant de mal au pays.
On le sait pour se remémorer de la suite de 1998, ça sera loin de faire la maille pour endiguer cette montée du racisme et de l’individualisme que la crise du capitalisme attise, mais savourons cette joie de voir au devant de la scène dans une communion avec tout un pays, ces jeunes gens bien plus à l’image des français que ce que l’on voit au parlement, dans les médias, aux responsabilités dans les entreprises ou l’administration…
L’attrait du fric n’a pas encore tout pourri. Les valeurs de solidarité, la volonté de fraterniser, qui se sont exprimés en ce bel été qui commence, soyons en sûr, sont là et peuvent aussi constituer un espoir et un moteur pour un autre type de société.
Trois évènements plus politiques viennent aussi nous donner du baume au cœur en cette période estivale. Tout d’abord, la consécration du principe de fraternité au début du mois par le Conseil constitutionnel avec l’abrogation de l’indigne délit de solidarité, qui permettait de condamner des militants qui venaient en aide aux migrants. Ensuite, la suppression du mot race de la constitution grâce à un amendement porté par le député communiste des Bouches-du- Rhône Pierre Dharréville, reprenant un combat ancien de Michel Vaxès, député sur la même circonscription jusqu’en 2012. La proposition a été portée conjointement avec les députés ultra-marins. Enfin, la mobilisation des députés PCF, relayée par le journal l’Humanité, a permis de mettre un coup d’arrêt à l’ambition de Macron et de sa majorité de supprimer la Sécu de la Constitution.
Des petites victoires qui font du bien et qui peuvent donner de l’espoir pour en obtenir de plus grandes. Toujours avec la volonté de construire avec le peuple, de rassembler dans une période où tout est fait pour nous diviser, saisissons-nous de la moindre brèche, d’où qu’elle vienne pour, non pas sur un terrain de foot, mais sur le terrain social et politique, organiser une contre-attaque menant au but face à Macron et au Medef.
Notre prochaine finale, ce sera en quelque sorte la fête de l’humanité. Nous serons encore présents et nous vous attendons nombreux et motivés !

Cédric Lattuada
Secrétaire départemental
Fédération de la Marne du PCF