Le maire de Reims s’attaque aux organisations syndicales

Les organisations syndicales représentatives bénéficient d’une mise à disposition de locaux à Reims, à l’intérieur de la maison qui leur est dédiée, construite pendant le mandat de Jean Taittinger, à savoir la maison des syndicats.
Depuis plus de 40 ans, cette mise à disposition n’a jamais été remise en cause, quels que soient le maire et son étiquette politique. Aujourd’hui, sans aucune concertation avec les organisations concernées, Arnaud Robinet a décidé de modifier la convention de mise à disposition et de leur facturer désormais la consommation d’électricité, avec effet rétroactif au 1er avril 2017.
Après s’être attaqué au secteur associatif, notamment dans les quartiers, en supprimant ou réduisant nombre de subventions, le maire de droite « Macron-compatible » compte désormais faire des économie sur le dos de la démocratie sociale.
Les organisations syndicales, qui jouent toutes un rôle utile pour notre territoire auprès des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités, peuvent demain se voir fragilisées par ces méthodes.
Pour les élus communistes rémois, « alors que nous venons par exemple d’apprendre la décision de fermeture de l’usine Itron qui entraînerait 137 licenciements, nous savons le rôle indispensable que jouent les syndicats face à de telles décisions de grands groupes étrangers trop fréquentes et brutales. Le rôle de la municipalité est d’être à leur côté. Ce n’est pas en leur retirant des moyens qu’elles avaient obtenus depuis le mandat de Jean Taittinger qu’un dialogue social constructif sur notre territoire pourra s’établir. »
Fin de non recevoir du maire de Reims, qui ne semble guère apprécier les syndicats de salariés. Il n’avait par exemple pas participé, ni s’était fait représenter, à la commémoration de l’assassinat de Pierre Maître le 5 juin dernier…■