Des propositions pour respirer mieux

web_sky-216118_960_720Au mois de mars, le département de la Marne a connu une fois encore d’importants pics de pollutions de l’air qui portent atteinte à l’état sanitaire des populations. Comme pendant plusieurs jours cet hiver, c’est le résultat de la conjonction de conditions atmosphériques particulières et de certaines activités humaines liées à notre mode de production actuel. Comme toujours ce sont les familles des quartiers populaires qui payent plein pot car elles disposent des plus mauvais cadres et conditions de vie par manque de moyens.
La seule mesure ponctuelle prise dans notre département a été de réduire la vitesse de circulation pendant 1 seule journée.

Pourtant il existe des dispositifs de planification (Plan régional de la qualité de l’air en construction par la Région Grand Est, Plans de déplacements urbains dans les agglomérations, Zones d’action prioritaires pour l’air…) mais leur efficacité est toute relative du fait de la faiblesse de la mobilisation de l’argent public.
Nous sommes donc bien au cœur d’enjeux de société au sein desquels les appétits financiers sont loin d’être mineurs.
Que faut-il faire ? Arrêter le chauffage au bois ? En finir avec le diésel ? Imposer les péages urbains afin de limiter la concentration de véhicules automobiles en cœur de ville ?

Pour les communistes, assurer le bien-être du plus grand nombre passe par rendre à l’air sa bonne qualité au plus vite et sur la durée.
L’urgence est au développement d’un ensemble de solutions durables parmi lesquelles : le développement du fret pour les marchandises, l’accélération de la rénovation thermique des logements, la modernisation constante des modes production industriel, l’accroissement des processus des circuits courts industriels comme agricoles, la création de nouvelles filières industrielles dont celle de la motorisation propre, le développement des transports en commun et l’amélioration de leur maillage avec coûts réduits et gratuité pour les plus modestes, au lieu d’étendre les bus Macron…
Il est également nécessaire de bâtir de nouvelles règles de fiscalité environnementale plus incitatives et, dans le même temps, utiliser l’argent de l’évasion fiscale pour développer la recherche afin de réduire les émissions de particules fines, les piéger, produire des véhicules propres à bas prix. ■