Pour un service public postal au service des territoires et des populations !

ma_poste_jy_tiensLa Poste est engagée dans une politique de recul du service public, en réduisant le réseau postal (via les fermetures de bureaux et les réductions d’horaires d’ouverture), en supprimant des emplois (7200 emplois détruits en 2015), et ceci alors que l’entreprise a reçu 318 millions d’euros au titre du crédit impôt compétitivité emploi – CICE).
Cette politique « oublie » les missions essentielles qui constituent la raison d’être de cette entreprise publique. Elle entraîne une rupture de l’égalité territoriale et républicaine, et incompréhension et colère de la part des usagers et des agents.
Après avoir fermé nombre de bureaux dans les campagnes (7 000 cédés en 10 ans), ou dans les villes moyennes, comme à Epernay avec la fermeture du bureau de poste de la Villa, la Poste s’attaque désormais aux agglomérations, avec les fermetures des bureaux du Mont-Héry et de la Rive Gauche à Châlons et celui de Jean Jaurès à Reims, pour ce qui concerne notre département.
Et cela s’accompagne de fortes réductions d’horaires dans un certain nombre d’autres bureaux.
Pourtant, la Poste a les moyens de maintenir et développer sa présence. En effet, entreprise publique détenue à 100% par l’État, la Poste est une entreprise qui reste prospère : malgré une baisse continue de la fréquentation des bureaux et du volume du courrier (de 6% par an), le groupe améliore ses performances en 2015, avec un chiffre d’affaire supérieur à 23 milliards d’euros (en hausse de 4%), et un bénéfice de 635 millions d’euros (ce qui représente une hausse exceptionnelle de 23,9%).
Des mobilisations d’agents et d’usagers existent. Elles ont besoin d’être soutenues et investies. La question de la place des services publics doit être d’ailleurs au cœur des débats des élections de 2017.