International : « Combat pour la paix »

webkurdesLe monde est sous tension : la guerre en Syrie, en Irak, le chaos en Libye…Partout ce sont les populations civiles les plus touchées.

Et pour obscurcir encore plus les causes de ces conflits, les médias au service du grand capital se livrent à la stratégie du “deux poids, deux mesures”: de “gentilles” bombes quand elles tombent sur les quartiers d’Alep tenus par l’armée syrienne ou celles que l’Arabie Saoudite déverse sur le Yemen par exemple; de “méchantes” bombes quand elles proviennent de l’armée de El Assad et visent les quartiers rebelles tenus par les islamistes d’Al Nosra à Alep Est.
Rappelons d’abord qu’en Irak et en Libye, les interventions militaires sanglantes des puissances occidentales ont été justifiées sous des prétextes et sur des bases de mensonges éhontés : Colin Powell (2003) agitant une petite fiole qui, soi-disant, contenait des produits dits “de destruction massive” dont Saddam Hussein, assurait-il, allait se servir, contre son peuple. Mensonge avéré : il n’y avait pas d’armes de destruction massive en Irak; résultat : plus de 500.000 Irakiens tués par de “gentilles” bombes américaines.
Et en Libye Kadhafi fut assassiné sous le pretexte qu’il allait commettre un génocide contre la population de l’est de la Libye. Il fut démontré par la suite que c’était faux. Par contre Kadhafi était devenu génant pour le capital américain : il s’était permis d’annuler un contrat d’un milliard de dollars avec Bechtel, un géant des états-unis, et de contrecarrer l’implantation des multinationales américaines en Afrique.
Quant à la Turquie, elle joue un double jeu : officiellement elle combat Daesh mais en réalité elle laisse passer les islamistes de Daesh par sa frontière avec la Syrie, et, concentre toutes ses forces contre les combattants Kurdes qui, eux, combattent avec héroisme Daesh.
Un autre danger menace : la montée de la tension entre l’OTAN et la Russie notamment dans les zones frontières que sont les Pays Baltes et la Pologne.
Quand on voit le niveau affligeant de la campagne présidentielle aux U.S.A, il y a de quoi se faire du souci ! Face à ces dangers il serait souhaitable que l’O.N.U joue un plus grand rôle, c’est à dire d’imposer la négociation en lieu et place de la confrontation.
Ceci demande une plus grande implication des peuples dans la lutte pour la paix, et ceci dans tous les pays.
Pour notre part, nous nous y engageons.

 

Bernadette MARMORAT
membre du bureau de la section de Reims du PCF