La baisse des dotations d’État arrange bien les affaires de M. Leroy

Quel paradoxe ! La municipalité d’Épernay se mobilise avec l’Association des Maires de France contre la baisse des dotations d’État, alors qu’en réalité le maire approuve la mise à la diète des collectivités. Il se sert de la diminution des moyens pour justifier et accélérer sa politique de démantèlement des solidarités et des services publics : réduction des personnels, services techniques sacrifiés, disparition du bibliobus, casse de la piscine de Bernon, privatisation de la restauration scolaire… Sur ce dernier point, le passage au privé sera à terme un coût supplémentaire pour les usagers. De lourdes questions se posent : l’accès de tous à une restauration de qualité sera t-il garanti ? Est-ce judicieux de raser la cuisine centrale alors que des associations comme le Secours populaire, le Secours catholique, l’entraide alimentaire ont un besoin urgent de locaux adaptés ?
Comme d’habitude, les décisions sont prises sans concertation. Les sparnaciens sont mis devant le fait accompli. Très nombreux sont par exemple les parents d’élèves à ne pas avoir été informés à l’époque du transfert de la cantine scolaire à la société API.
Les choix de Mr Leroy et la baisse de moyens vont dans le même sens. Faire d’Épernay une ville d’apparat et de clinquant n’est cependant pas sans conséquence. Cette politique détériore un peu plus les liens sociaux, les services rendus et se traduit par le départ de sparnaciens vers des villes qui répondent mieux aux aspirations de leurs citoyens.

Les élus du groupe Epernay Avenir, élus communistes et radicaux de gauche. ■