« Trop, c’est trop ! » dit la Confédération européenne des syndicats

VatelPour la première fois, la Confédération européenne des syndicats s’oppose à un traité. La CES résume cette prise de position historique par un slogan : « Trop, c’est trop ! ». En cause, le traité « Merkozy », addition de deux nouveaux traités européens qui fondent le pacte de fer entre Sarkozy et Merkel. Le mécanisme européen de stabilité (MES) et le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) sont les sigles d’un tandem maudit. Ils mettent en place un carcan d’austérité pour soumettre les peuples aux intérêts du capital, pour faire payer aux salariés une crise dont ils ne sont pas responsables et contraindre les Etats à une saignée dans les dépenses publiques utiles. « L’aspect non démocratique de ce pacte budgétaire européen est pour nous inadmissible. Il nous emmène droit dans le mur » vient de déclarer la Secrétaire générale de la CES. A la veille du sommet européen des 1er et 2 mars, la CES et de très nombreuses organisations syndicales appellent à une journée de mobilisation dans toute l’Europe mercredi 29 février. L’appel est relayé en France et dans la Marne. Ce sera l’occasion pour le Front de gauche de porter des propositions pour une issue à la crise par la relance de l’activité avec l’augmentation du Smic, des salaires et des pensions.

Alors que certains, de Sarkozy à Le Pen, font tout pour détourner le débat et ne pas aborder les questions sociales, du chômage, des salaires et des droits, les citoyens ne sont pas dupes. Ils souhaitent que les thèmes autour de l’emploi, des services publics, de l’école, des conditions de vie et de travail, soient au cœur du débat. Ils ont raison. Dans la Marne, pour ne prendre qu’un seul sujet, des centaines de salariés se battent avec courage pour l’avenir de l’emploi et l’industrie. Chez Bosal, à Beine Nauroy, 93 emplois sont menacés pour satisfaire l’appétit financier des actionnaires. Le groupe a décidé de délocaliser en Allemagne et en Hongrie malgré un carnet de commande plein et un outil de production neuf. Les élus communistes viennent de proposer une loi au Sénat pour interdire ces licenciements boursiers. Le sénateur marnais UMP Savary s’y est vivement opposé. Voilà qui en dit long. Avec la présidente du groupe communiste au Sénat, nous avons rencontré ces salariés et apporté notre soutien. Il est possible d’empêcher les licenciements et de développer l’activité. Il y a une alternative, à condition de rompre avec cette politique dictée par la finance, de démantèlement de notre industrie, de notre agriculture, nos écoles, nos hôpitaux…

Par Dominique Vatel, président du groupe communiste à la ville de Châlons, président de l’ADECR Marne

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *