Les Bosal en lutte

bosalL’entreprise Bosal le Rapide de Beine Nauroy, 144 salariés, fabrique des attelages et des galeries pour PSA et Renault. Le groupe auquel elle appartient a décidé de délocaliser l’activité en Allemagne et Hongrie, entraînant la suppression de 93 emplois. Le carnet de commande est plein, le matériel de production neuf. Voilà encore un site industriel dans notre département qui devient la proie à des logiques d’un système qui nous a conduits à la crise que nous subissons aujourd’hui. Ce sont des considérations financières en dehors de toute véritable stratégie industrielle qui motivent ces rapaces à saigner une fois encore un territoire pour rassasier des actionnaires qui en demandent toujours plus au détriment de l’emploi et des salaires.

Le PCF avec le Front de Gauche sont à leurs côtés. Des responsables syndicaux sont venus s’exprimer lors de l’assemblée citoyenne du 6 février dernier à Epernay aux côtés de Jean-Pierre Langlet où ils ont pu échanger avec Nicole Borvo, présidente du groupe communiste et républicain au sénat. Celle-ci a relayé leur lutte au Parlement et a interpellé le gouvernement en exigeant des actes concrets de la part de l’Etat. Le ministre Besson, accompagné des parlementaires UMP ont reçu les salariés, mais ils n’apportent aucune solution. Pis, le ministre ne remet aucunement en cause les décisions iniques prises par le groupe hollandais.

A l’image du sénateur UMP Savary, par ailleurs président du conseil général de la Marne, nos parlementaires locaux s’agitent ici pour faire croire qu’ils soutiennent les salariés, mais quand il faut agir à Paris au parlement pour empêcher les mauvais coups, il n’y a plus personne. Ainsi, lors du débat parlementaire du 16 février sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers des sénateurs communistes et républicains, le sénateur UMP marnais est monté en première ligne pour défendre le programme du Medef, pour défendre ces patrons qui prennent les salariés pour des kleenex, et pour s’opposer violemment à une loi qui protégerait enfin les salariés face à une logique financière qui, systématiquement, fait primer les actionnaires sur l’emploi et le droit des travailleurs. Comme l’a rappelé en séance Nicole Borvo : « Les masques tombent. On ne peut pas d’un côté dans les circonscriptions électorales se présenter devant les salariés licenciés et leur apporter son soutien, et de l’autre, ne pas voter une proposition de loi qui, si elle avait été adoptée, leur aurait permis de conserver leur emploi ». Il aura manqué quatre voix à la majorité de gauche au Sénat pour que cette loi soit adoptée…


A l’heure où ces écrites ces lignes, le site de Bosal est bloqué par les salariés depuis le 14 février. La direction leur refuse une prime de 30.000 euros. Dominique Vatel et Cédric Lattuada sont allées à leur rencontre pour apporter le soutien du PCF à leur lutte, leur dire leur attachement au développement de l’emploi industriel sur le territoire, et leur combat en tant que candidats du front de gauche aux élections législatives pour qu’émerge une nouvelle majorité de gauche dont la priorité sera de réorienter l’argent vers le travail et de soustraire les systèmes productifs des griffes des rapaces de la finance.

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