Des assemblées citoyennes pour impulser un changement profond

pcfA moins de 100 jours de la fin de son mandat, Sarkozy fait mine de découvrir les questions sociales et le drame du chômage. Il a organisé un sommet dit « social » le 18 janvier pour masquer sa responsabilité dans la destruction de centaines de milliers d’emplois et dans la grave régression que notre pays connaît. Ce sommet fut une mise en scène pour imposer de nouvelles mesures contre les salariés.

Après les déjà trop nombreux « sacrifices » exigés par Sarkozy, il multiplie aujourd’hui les annonces piégées pour enfumer les français. Il en va ainsi de la TVA « sociale » qui est rejetée par une grande majorité de nos concitoyens : 64% des personnes interrogées n’en veulent pas, parce qu’elle est antisociale, aggraverait la crise, pèserait sur les ménages et mettrait à mal le financement de la sécurité sociale. Toujours à la manœuvre, Sarkozy promet une Taxe sur les transactions financières dont on sait qu’il ne l’appliquera jamais.

En réalité, les masques sont en train de tomber. Les citoyens ne sont pas dupes. Ils savent que M. Sarkozy roule pour les grandes banques et applique ce que les marchés financiers réclament : austérité, casse des retraites, des droits sociaux et des services publics, privatisations, hausse des taxes, cadeaux aux grandes fortunes… C’est cela qui conduit à « la crise », au chômage, à la casse de l’école et des hôpitaux…

C’est ce qu’il faut changer. La richesse d’un pays réside dans le travail humain, dans la capacité des femmes et des hommes à créer, à inventer, et non dans la finance. Pour cela il faut de nouvelles avancées, des droits pour les salariés, un nouveau type de crédit avec un pôle bancaire public. Développer l’emploi et l’industrie est possible en résistant à la domination de la finance. C’est ce que nous portons avec le Front de gauche en mettant l’humain d’abord.

Ne laissons pas transformer les prochaines échéances électorales en un moment de validation par les citoyens de l’austérité et de l’autoritarisme des instances européennes. Avec notre candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon, nous sommes vivement engagés pour déjouer ce piège mortifère pour notre peuple. Rien n’est joué. Tout est possible. Et au milieu de mille questionnements, notre campagne de rassemblement est en train d’apparaître aux yeux de centaines de milliers de nos concitoyens comme une réponse neuve et indispensable pour sortir de la crise, affronter ses vrais responsables et faire réussir la gauche face à la droite et l’extrême-droite. Le succès des initiatives que nous allons tenir dans les prochains jours contribuera à faire émerger un nouveau rapport de force dont la France a besoin. Soyons le plus nombreux possible à y prendre part.

par Cédric Lattuada, secrétaire départemental du Parti Communiste Français

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