Une situation très préoccupante dans la Marne

emploi_dessinNotre département vient de connaître dernièrement de nouvelles annonces terribles concernant l’emploi, avec notamment la liquidation de Paru Vendu et un plan de licenciement à Bosal le rapide.

L’annonce de la liquidation judiciaire du pôle de presse gratuite du Groupe Hersant Média (GHM) Paru Vendu plonge 1650 salariés dans le cauchemar du chômage. C’est le plus grand plan de licenciements de l’année. Dans la Marne, ce sont 150 salariés concernés sur le site de Tinqueux.

Le groupe Hersant, qui a fait croire jusqu’au bout aux salariés à une reprise éventuelle, a annoncé le 3 novembre dernier à ces 1650 salariés qu’il sacrifiait son pôle presse gratuite d’annonces. Pourtant, depuis octobre 2011, Bercy et le ministère de l’industrie œuvrent à une restructuration industrielle : le groupe Hersant et le groupe belge Rossel se sont rapprochés afin de créer une holding dans laquelle GHM apporte certains de ses titres de presse quotidienne régionale (notamment L’Union, L’Ardennais, L’Est Éclair). Qui pourrait croire qu’un plan de licenciements de cette importance n’ait pas été décidé dans les discussions de rapprochement entre les deux grands groupes ? Pour le PCF, l’Etat est donc complice de cette casse. Les difficultés face à la concurrence sur Internet ne peuvent justifier ce licenciement massif dans la presse gratuite qui a enrichi la famille Hersant depuis des années.

Chez Bosal le Rapide, à Beine-Nauroy, ce sont 93 suppressions d’emplois qui sont annoncées alors que le carnet de commande est plein. Il s’agit ni plus ni moins d’une délocalisation de la production vers l’Allemagne, qui plus est va engendrer des transports supplémentaires, puisque les principaux clients de l’entreprise sont français. La recherche du profit à court terme prime encore une fois sur l’emploi.

Ces casses de l’emploi viennent alimenter une situation préoccupante dans la Marne comme dans l’ensemble du pays. Sur un an, le département a vu une progression de 8,7 % du nombre de chômeurs. Les effectifs de Pôle Emploi, particulièrement touché par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), pour accompagner tous ces demandeurs sont d’ailleurs très insuffisants. Les agents de Pôle Emploi étaient en grève le 14 novembre dernier pour revendiquer notamment plus d’effectifs afin de faire face à cette situation.

Le gouvernement sabre l’emploi

Aujourd’hui, dans le cadre du Budget 2012 de l’Etat, l’emploi n’est pour la majorité de droite que la variable d’ajustement d’une politique économique et budgétaire désormais marquée par la soumission aux diktats de la finance.

Alors que notre pays connaît un taux de chômage sans précédent et que, de l’avis d’une majorité d’économistes, cette situation risque de perdurer, la dotation de la mission « Travail et emploi » est en baisse de près de 1 400 millions d’euros, soit une diminution de 12 % par rapport à l’année 2011 ! Alors même que le budget du travail et de l’emploi devrait être la traduction d’une politique sociale de l’emploi à la hauteur de la crise que nous traversons, le gouvernement fait le choix de l’injustice sociale envers les travailleurs laissés-pour-compte des politiques économiques et sociales menées par Sarkozy et Fillon. Par exemple, à l’heure où les plus de 50 ans connaissent un taux de chômage record, il est mis fin aux dispositifs d’allocation de ces ayants droit rencontrant des difficultés de retour à l’emploi.

Alors que l’emploi est la première préoccupation de nos concitoyens, ce budget de disette confirme que l’emploi n’est plus, loin s’en faut, la priorité du Gouvernement et de la majorité. L’heure est désormais au maintien du « AAA », aux économies de bouts de chandelle, à la réduction des aides, au gel des salaires, à la casse sociale, au chômage de masse, à la dégradation des conditions de travail et à la précarité – CDD, recours massif à l’intérim et au temps partiel –, pour le plus grand bénéfice des patrons et des actionnaires. Le PCF défend en matière d’emploi une toute autre logique, qui fait du CDI à temps plein la norme du contrat de travail, et qui empêche tout licenciement boursier, à partir de nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés, à partir d’un service public et social refondu et démocratisé de sécurisation de l’emploi et de la formation, et à partir de nouveaux critères d’utilisations des fonds et moyens financiers, avec des pouvoirs démocratiques sur les fonds.

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